mardi 20 janvier 2009



Si nous pouvons nous battre aujourd'hui contre l'injustice sociale c'est grâce aux Organisations Syndicales, aussi voici leur espace.
Par soucis d'équité un mail de demande de participation à notre blog a été envoyé à chaque O.S présente sur notre site.

Communiqué aux Usagers du 11 février 2009.
pour lire l'intégralité - clique dessus !











Droit de LUTTER = Droit de GREVE


Dans l'histoire de notre pays l'ensemble conquêtes sociales ont étét gagnées par des mobilisations puissantes et des grèves massives (1936, 1968, 1995, ...).

Aussi demain quel avenir pour notre syndicalisme de contestation, de lutte et de proposition lorsque nous serons privés du droit de s'exprimer par la grève ?
Et cela que l'on soit salarié du secteur public comme du privé.


Après les restrictions imposées au cœur de l'été 2008 avec la mise en place d'un "pseudo service minimum" ayant pour objectif de réduire le droit de grève, les membres de la majorité présidentielle remettent le couvert.


Il est vrai qu’il est plus facile pour les petits généraux de l’UMP de gesticuler nerveusement et surfer sur les sujets d’actualité que d’œuvrer efficacement pour répondre aux attentes des salariés de ce pays. Que les décideurs se réveillent, plus aucun salarié ne croient en leurs mensonges. Les stratagèmes employés par le candidat Sarkozy pour se faire élire étaient à usage unique.
Les citoyens de ce pays attendent autre chose aujourd’hui du gouvernement. Preuve en est avec la journée du 29 janvier, où près de 2,5 millions de manifestants ont arpentés avec détermination les rues pour sanctionner la politique conduite par le gouvernement et exiger d’autre choix en terme de salaire, d’emploi, de protection sociale ou de retraite.
Malgré cela, pour arriver à ses fins le gouvernement, non content d’instrumentaliser la justice, ordonne aux directions d’entreprise de réprimander les salariés et les organisations syndicales engagés dans les luttes. Voici donc qu’à la SNCF, la direction traine devant les tribunaux la Cgt, mais également des agents grévistes pour avoir utiliser leur droit de grève, et cela 4 jours après que l’UMP ait appelé de tous ses vœux à la répression du fait syndicale.



AUSSI, FACE A LA FEROCITE DE CES ATTAQUES, LA CGT APPELLE L’ENSEMBLE DES CHEMINOTS A VENIR SE RASSEMBLER MASSIVEMENT LUNDI 2 FEVRIER 2009 A 12H00 DEVANT LA COURS THIERS, POUR LA DEFENSE DU DROIT DE GREVE ET LE RESPECT DE LA CITOYENNETE DANS LES ENTREPRISES







Tract CGT du 26 janvier 2009


Grève des conducteurs.
Plus que jamais la Direction SNCF méprise Conducteurs et Usagers,
en faisant machine arrière.

Après 48 jours de grève, beaucoup ont maintenant compris que la lutte des conducteurs de trains de Nice n’est pas une lutte corporatiste et encore moins une lutte de nantis.

Car en effet, leurs conditions de travail, pour lesquelles ils se battent et qui nécessitent une vigilance de tous les instants dans l’exercice de leur métier et tout particulièrement lors des nombreuses phases d’arrêt et de départ, sont intimement liées aux conditions de transport et surtout de sécurité des usagers.Où en sommes nous à ce jour ?

Ce jeudi 22/01, la Direction Régionale SNCF a daigné se déplacer afin de faire des propositions à l’intersyndicale (CGT, FGAAC, CFDT) qui depuis de nombreuses semaines a fait nombre de concessions pour trouver un terrain d’entente dans le but de mettre fin au conflit.

Seul le médiateur, demandé par la CGT dès le 18/12/08 et exigé depuis par M. Le Président de Région Vauzelle, avait jusque là réussi à faire se déplacer cette même Direction Régionale dans le but de se remettre autour d’une table de négociations dans l’intérêt commun des cheminots et des usagers.

Ce jeudi 22/01, elle a donc fait des propositions qui étaient soumises à signatures des Organisations Syndicales dans la demi-heure ! C’est inacceptable puisque les décisions doivent êtres prise par le personnel, notamment lors des Assemblées Générales. Les propositions ont donc été soumises au vote du personnel en grève et ont été jugées insuffisantes. Le lendemain, la direction annonçait qu’elle retirait ses propositions et qu’en plus, elle faisait de même avec toutes les propositions faites depuis le début du conflit, y compris celles obtenues par la médiation et son émissaire, si le travail ne reprenait pas dans les heures qui suivaient.

Ce comportement est indigne et inadmissible, le chantage ne pouvant être conciliable avec un véritable dialogue social tant prôné par notre Direction devant les médias !

Rappelons que la SNCF tente de faire un gain de productivité de 20 % suite au changement de service du 14/12/08 au détriment de la sécurité de tous, et que rétrocéder 5% de cette marge hors norme permettrait de mettre fin au conflit. La direction ferait donc tout de même 15 % de productivité… Quelle direction d’entreprise ne s’en satisferait pas ?

De plus, n’oublions pas : 20 % de budget en plus alloués à la SNCF pour ce cadencement TER en région PACA par le Conseil Régional représentant 120 TER de plus pour la région niçoise ! Et pourtant pas un conducteur de train de plus ! Et plutôt que de se servir de cette allocation supplémentaire payée par les contribuables, la SNCF le met dans sa poche et comme si cela ne suffisait pas, compense ce « non investissement » par une surproductivité pouvant entraîner le pire dans un proche avenir !

Est-il besoin de rappeler que la SNCF s’était engagée auprès du Conseil Régional à ne pas faire de productivité lors de ce changement de service afin d’éviter la conflictualité…

Il faut que la Direction SNCF se ressaisisse ! Par respect pour les cheminots qu’elle emploie et les usagers qu’elle se doit de transporter dans les meilleures conditions de confort et de sécurité toute l’année et non pas seulement en période de grève…!

Le syndicat CGT des cheminots de Nice – 26/01/09.






Tract CGT du 23 janvier 2009.



GRÈVE DES CONDUCTEURS DE TRAINS :

44 ÈME JOUR DE GRÈVE HIER... ET ...

2 ÈME JOUR DE SERVICE "MAXIMUM"...

POURQUOI LA SNCF NE

RESPECTE PAS SES ENGAGEMENTS ???

Les conducteurs de trains rentraient hier sans leur 44 ème jour de grève.
Nous ne reviendrons pas aujourd'hui en détail sur les raisons de ce conflit, sur lesquelles nous nous sommes déjà largement exprimés et où sont intimement liées conditions de travail des agents de conduite et conditions de transport et de sécurité des usagers.

Nous dresserons simplement aujourd'hui le constat suivant :

44 jours de grève dont 15 jours de "temps forts" avec plus de 70% de grévistes, ce qui a laissé 29 jours de "temps faibles" à la direction pendant lesquels elle disposait de près de 90% de l'ensemble du personnel pour assurer un service "maximum" !

Nous souhaitons également amener tout un chacun à se poser quelques questions :

Dans ces conditions, pour quelles raisons la direction SNCF a--t-elle attendu avant-hier jeudi, 43ème et 44ème jour de grève "temps faibles" tous les deux, pour faire rouler plus des trois quarts des TER ?
Alors qu'elle se dit tellement attachée à la notion de service public rendu aux usagers, qu'elle nomme habituellement "clients", pourquoi cette direction SNCF ne respecte pas ses obligations de mettre en place un service "maximal" lorsqu'elle en a les moyens ?
Obligations qui découlent de la loi sur le service minmum (Loi n° 2007-1224 du 21/08/07).
Cette même loi, que nous cheminots, respectons en Déclarant Individuellement notre Intention (D2I) de faire grève qui permet justement à notre direction de prévoir un plan de transport fiable au minimum 48 heures avant un mouvement de grève et dans notre cas un nouveau "temps fort".
Contrairement à ce que déclare M.Farandou, Directeur national TER, les conducteurs ne se déclarent pas en grève (D2I) sur les "temps faibles". Il n'y a à notre connaissance que très peu d'agents ayant fait une D2I non suivie d'une participation à la grève. Ceci permettant de fait à la Direction de connaître l'effectif disponible lui donnant l'opportunité de mettre en ciruclation un maximum de trains.

La CGT










Communiqué de presse. CFDT FGAAC

Grève des conducteurs de trains :

A quoi joue la SNCF...
... où est la vérité ?


Comme vous le savez, les conducteurs de train des Alpes Maritimes sont en grève depuis le 10 décembre, cela fait donc maintenant 41 jours !

Nous avons déjà à plusieurs reprises expliqué les raisons de ce conflit par communiqués de presse et communiqués aux usagers distribués dans les rames et en gare, mais nous devons rectifier les propos diffamatoires et calomnieux de la direction SNCF dans son communiqué de presse du 18 Janvier 2009, où elle se targue de rétablir la vérité !

Le mensonge, c’est de dire que « nous jouons avec la peur des usagers », car oui et nous l’assumons, la SNCF prend les usagers comme cobaye pour une expérimentation de la productivité à outrance.
Quant à la dangerosité, ce ne sont pas « les grévistes ni les organisations syndicales qui l’inventent », mais le Comité d’Hygiène et de Sécurité qui l’a déterminée, procès verbal à l’appui, et dont le président est le directeur de la traction de Nice SNCF local.

Le mensonge, c’est de dire « qu’elle analyse les incidents de conduite des trains, et qu’elle prend les mesures nécessaires pour en éviter le renouvellement ». En fait, ce qu’elle ne dit pas, c’est que ces mesures consistent à « descendre de machine » les conducteurs incriminés, sans prendre en considération l’augmentation de productivité et la détérioration des conditions de travail qui font rage, presque de façon dogmatique depuis quelques années.

Les reclassements pour faute de sécurité et démissions ont explosés ces derniers mois, bizarre pour des privilégiés non ?

Exemple édifiant : Le 27 janvier 2003, un accident grave s’est produit à ST DALMAS DE TENDE (bilan : 2 morts, plusieurs dizaine de blessés). La seule mesure prise par la SNCF pour en éviter le renouvellement, c’est de doter les conducteurs de téléphones portables sur une ligne ou les GSM ne fonctionnent pas en raison du nombre important de tunnels.

Le mensonge, c’est de dire que la grève a pour but « d’apporter un maximum de perturbations pour un moindre coût, en instituant une grève tournante et fluctuante ».
En effet, c’est exactement l’inverse puisque pour ne pas perturber le trafic tous les jours mais en continuant de montrer notre mécontentement et notre détermination, nous ne faisons grève en masse que deux jours par semaine et travaillons les autres jours. Nous le faisons en responsabilité pour que le trafic soit normal ces jours là, mais nous constatons avec amertume que la direction maintient arbitrairement le service minimum tous les jours depuis 41 jours ! Pourquoi ne s’explique-t-elle pas sur ce point là ?

Comment expliquer que les agents attendent pour travailler et qu’on les laisse « sans utilisation » alors que les usagers attendent sur les quais ?

Exemple édifiant : ce vendredi 16 janvier, il n’y avait que 9 grévistes (chiffres direction), et plus de 80 agents au travail. Pourtant, la direction a fait le choix étrange de mettre 12 agents en formation, alors qu’elle a jusqu’en décembre 2009 pour le faire, et n’a utilisé qu’une vingtaine de conducteurs ce jour là ?
Nous aurions pu faire rouler au moins 100 trains supplémentaires… A quoi joue la direction, joue-t-elle le pourrissement pour opposer grévistes et usagers ?
Est-il besoin de préciser que les grévistes étant obligés de prévenir plus de 48 h à l’avance de leur intention de faire grève, l’entreprise a donc tout le loisir d’utiliser le personnel les jours où il n’y a pas de déclaration de grève.

Le mensonge, c’est de dire que nous voulons une réglementation Niçoise. Nous voulons que la direction continue à faire ce qu’elle fait depuis plus de trente ans, c’est-à-dire prendre en compte la spécificité Niçoise qui consiste à avoir une gare tous les trois kilomètres, ce qui ne permet donc pas d’en faire autant que dans un endroit où les gares sont espacées de 10 ou 20 kilomètres. C’est mathématique !

Le mensonge, c’est de dire que la dégradation des conditions de travail et de la sécurité n’ont rien à voir avec l’emploi, puisque si nous avions assez d’agents, pourquoi augmenter la productivité de 20 % du jour au lendemain ? La direction voudrait-elle renier son incompétence à assurer le cadencement pour en faire porter la responsabilité aux grévistes ?

Le mensonge, c’est de dire que le conflit porte sur le temps de travail. Il n’en a jamais été question, cela ne fait pas parti du préavis de grève ni des revendications des cheminots en grève. Il est très grave que la direction s’abaisse à de telles manœuvres pour discréditer le conflit légitime des conducteurs.


Le mensonge, c’est également de stigmatiser la « CGT Niçoise » comme « un mur » dans ce communiqué, puisque l’ensemble des organisations syndicales représentatives du site est en grève, à savoir, la CGT, la CFDT et la FGAAC.

Le mensonge, c’est enfin de d’essayer d’opposer les cheminots de PACA aux méchants grévistes qui défendent le service public, et de dire qu’il y a « des centaines de non grévistes à Nice et ailleurs ».
D’ailleurs, s’il y a des centaines de non grévistes, pourquoi les trains ne roulent-ils pas ?

La direction SNCF porte une très lourde responsabilité dans l’état déplorable du dialogue social sur notre région. Est-il besoin de préciser que la CGT a fait la demande de médiation le 18 décembre, et que la direction ne s’est assise à une table de négociations que le lundi 12 janvier, soit 26 jours après !

Face aux enjeux qui s’imposent à nous, et face aux provocations d’une direction totalement irresponsable, nous restons déterminés et disponibles pour qu’enfin, nous puissions trouver une solution qui corresponde à une véritable politique de développement du TER dans notre département.



Pour la CGT Pour la CFDT Pour la FGAAC
Franck BOYER Stéphane MOLLET Alain Claude




Nice, le 19/01/2009.